Grand Lyon
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Télécopie du 15 décembre 1998 – alerte au taux de SO2

 

Télécopie de P.V. (à destination de différents adjoints, et fonctionnaires)

Le niveau 2 d’alerte a été déclenché ce jour, 15/12/98, à 14 heures.

Le polluant responsable est le SO2.

Cependant les sites responsables de ce déclenchement se situent uniquement sur la partie sud de la région lyonnaise :

FEYZIN Stade  435 ùg/m3 à 14h

SOLAIZE : 533 ùg/m

Les sites situés sur la ville de Lyon gardent des valeurs très en-deça des seuils de déclenchement.

Par ex : Puits-Gaillot, 50 ; Berthelot 52 ; Vaise 25

Le phénomène s’explique par des conditions météo défavorables à la diffusion des polluants (notamment une grande inversion de température toute la matinée) avec un très léger vent qui rabat le SO3 émis au niveau de la vallée de la chimie à proximité de celle-ci. Mais la propagation des « nuages » de polluant n’atteint pas Lyon et sa proche banlieue.

En ce moment (15h30) la situation est en cours d’amélioration dans les zones concernées, c’est pourquoi il ne nous semble pas judicieux de mettre en route les procédures d’information normalement utilisées lors d’un déclenchement de niveau 2.

Tract sur le quartier de Saint-Just (AMLyon, 97 ii 55 PSU Cadre de vie)

HABITANTS de  St JUST
Le Plan d’occupation des sols (P.O.S), établi sous la responsabilité de la Municipalité et de la Communauté urbaine, aura les conséquences suivantes d’ici peu:
– la place de Trion deviendra un grand carrefour de transit avec trémies, béton, etc.
– grandes voies de circulation privilégiant l’automobile au détriment des transports en commun
– la démolition de tous les immeubles sur les rues dont l’élargissement (de 12 à 20 mètres) est prévue [suit le nom de quelques rues]
Une fois les sols libérés (sous prétexte de faciliter la circulation), la reconstruction d’un nouveau quartier résidentiel de haut standing est possible pour les promoteurs, d’où
– l’impossibilité pour les habitants actuels de se reloger sur leur quartier après cette transformation, la Municipalité faisant toujours le minimum en matière de construction HLM.
– l’exemple de la rue des Farges est significatif de ce type d’opération: démolitions, élargissement, revente du terrain par la Municipalité aux promoteurs.
Nous ne pouvons accepter ces choix qui vont à l’encontre des intérêts de la population. Ces choix ont été réalisés par une poignée de techniciens, coupés de la population. N’est-ce pas à nous de décider de l’avenir de notre quartier ?

Appel à souscription pour un film vidéo sur Seveso

Association de diffusion populaire, 1 rue camille jordan 69001 Lyon le 10 juillet 1977
Appel à souscription pour un film vidéo sur Seveso
Argumentaire : Seveso est une arme dans la lutte contre superphénix

« L’association de diffusion populaire dont le but est de réaliser avec des travailleurs, de populations en lutte des documents audiovisuels utiles pour leurs luttes et d’aider à la diffusion lance une souscription pour ce montage. L’association a récemment réalisé « juillet 76 à Malville » et « Kergrist clown atomique » en vidéo noir et blanc et aidé à leur diffusion dans la région lyonnaise.

Lettre du directeur départemental de la santé du Rhône (D.D.A.S.S) au préfet

Lettre du D.D.AS.S. au Préfet du Rhône, 18 décembre 1970 photo 4129
Votre lettre du 10 novembre 1970
« Lors de la réunion du 8 octobre 1970, relative aux problèmes de l’environnement, tenue sous votre présidence, vous avez souligné la nécessité de créer des groupes de recherches qui, à l’image du Haut Comité de l’environnement, associeront des représentants des administrations à des universitaires et à des personnalités qualifiées du secteur privé.
J’ai l’honneur de vous proposer ci-joint la liste des personnalités qui me paraissent qualifiées pour faire partie du « Groupe de recherche sur la pollution atmosphérique ».
Ce groupe constitué conformément à vos instructions rassemble :
1° Représentants d’administrations concernées sur le problème de la pollution atmosphérique
– Direction de l’action sanitaire et sociale
– Arrondissement minéralogique de Lyon
– Direction de la Réglementation
– Direction du Travail et de la Main d’œuvre
– Bureau d’hygiène de Lyon
– Services de la Météorologie

2° membres de l’Université
– M. le Dr Chambon, Prof honoraire de la faculté de médecine
– M. Moiroud, directeur-adjoint de l’Ecole centrale de Lyon, représentant également l’Association pour le Développement des Sciences et Techniques de l’Environnement
– M. le Docteur Fontange, médecin chef de 2e classe au Centre de l’Armée
– M. le Docteur Collombel, maître-assistant du Laboratoire de Toxicologie et d’hygiène industrielle de la Faculté de médecine
– M. Joubert, professeur à l’INSA
– M. Gelin, professeur à l’INSA

3° personnalités qualifiées
– M. Delfante, urbanisme de la Communauté urbaine de Lyon
– M. Cadiergues, directeur du COSTIC
– M. Rigard, ingénieur de la SOGREAH

4° Représentant de la profession
a) Combustibles : M. Gallot, combustibles gazeux ; M. Raguin, combustibles solides ; M. Pile, combustibles liquides
b) Chambre syndicale des entrepreneurs de chauffage :
– Syndicat national des exploitants de chauffage, section lyonnaise
– Syndicat national des fabricants de produits chimiques de la région lyonnaise

5° Organismes divers
– Association lyonnaise des propriétaires d’appareils à vapeur et électriques
– Automobile Club du Rhône

Ainsi seraient réunies les personnalités qui, en raison de leur compétence ou de leur appartenance à des organismes concernés par la pollution atmosphérique, me paraissent susceptibles de procéder à l’étude des différentes causes de pollution de l’air, ainsi que des solutions et moyens à mettre en œuvre immédiatement et à long terme pour la réduction de ces nuisances.
Je me permets de vous suggérer de confier la présidence du groupe de recherche à M. le Docteur Violet, directeur du bureau d’hygiène de Lyon, et le secrétariat à M. Bergier, ingénieur sanitaire départemental.
Si ce projet reçoit votre agrément, je vous serais obligé de bien vouloir arrêter la liste des membres de ce Groupe de recherches.
Le Directeur de l’Action Sanitaire et Sociale, E. Rouvière.

Quand science géographique et gestion technique construisent la notion de risque. Une autre lecture des problématiques d’aménagement dans le nord-est de l’agglomération lyonnaise, des années 1930 à aujourd’hui

Conseil Municipal – Débat sur la démoustication

Séance du conseil municipal du 25 janvier 1960

Question de Mr Collomb Henri, sur les moyens donnés pour la démoustication.

Mr le Maire. Nous avons inscrit un crédit important pour la lutte antimoustiques. Nous avons donc fait notre devoir vis-à-vis de la population.
Vous avez raison, mon cher Maître, lorsque vous dites que des mesures d’ensmelbe avec les communes suburbaines avaient été envisagées l’année dernière. En effet, il y a eu une réunion d’étude à la Préfecture, à laquelle j’assistais. J’étais accompagné par M le Dr Violet, directeur de notre Bureau d’hygiène. M le Préfet avait convoqué une quarantaine de maires, allant de la commune de Givors, jusqu’à celle de Neuville-sur-Saône, et même de Miribel dans l’Ain, car il est nécessaire de lutter contre les moustiques des bords du Rhône et contre ceux des bords de la Saône.
Vous savez comme moi que l’eau, en particulier l’eau stagnante, les boutasses et les fosses septiques, qui sont un peu l’apanage des communes voisines, sont des endroits de prédilection pour les moustiques. La ville de Lyon dépense des sommes importantes pour lutter contre ces bestioles, alors que les communes limitrophes ne font rien. On peut même dire que l’élevage des moustiques se fait sur leur territoire, il en est d’ailleurs de même en ce qui concerne les rats.

(…)

C’est surtout dans les fosses septiques qu’ils se développent. Si tous les Lyonnais mettaient dans leurs WC, la drogue délivrée par le Bureau d’hygiène, on obtiendrait un résultat. De nombreuses personnes aident le Bureau. Saint Just est un quartier où un élevage important de moustiques existe dans de très nombreuses pièces d’eau.

(…)

M Pinton (…). Les moustiques ne s’écarent que très peu de la zone où ils ont pris naissance. Dans ces conditions, on s’explique mal pourquooi l’on éprouve le besoin de subordonner la lutte contre les moustiques à une vaste organisation départementale. Je comprends très bien qu’il y a peut-être intérêt) les combattre en dehors de Lyon, mais chacun pour soi puisque le moustique se développe dans une zone extrêmement restreinte.

IL n’est pas douteux qu’il y a un certain nombre d’années, par suite d’un effort important de la Ville, par suite surtout, du concours sérieux apporté par la population, on avait obtenu des résultats considérables qui, malheureusement, se sont estompés.
On a essayé d’autres procédés. Je me souviens qu’on avait mis dans le lac de la tête d’Or des poussons qui devaient détruire les moustiques. A la vérité, est-c-e les moustiques qui ont détruit les poissons ou est ce les pêcheurs, toujours est il que cela n’a pas apporté beaucoup de résultats.

(…)

Il faut prévoir la reprise de la campagne de propagande entreprise il y a quelques années car, avec les services municipaux, avaient travaillé à la fois des scouts, des éclaireurs et des volontaires. La tâche la plus difficile était d’aller, à plusieurs reprises, verser le produit délivré par le Bureau d’hygiène dans tous les immeubles ou dans les eaux stagnantes.

(…)

Mr le Maire. Si, avenue Thiers par exemple, du côté pair qui est sur le territoire de la Ville de Lyon, notre personnel et les scouts vont chez les propriétaires mettre le produit dans les fosses, et qu’en face, côté Villeurbanne, on ne ne le fasse pas, les moustiques auront vite fait de traverser la rue pour piquer les habitants d’en face. Le problème est plus compliqué que vous ne le pensez parce qu’il y a, je crois, deux catégories de moustiques. De plus, le vent amène les moustiques. Nous en avons des témoins : les administrateurs des Hospices. Dans le midi, il y a beaucoup de moustiques et à l’hôpital de Giens, de nombreux enfants étaient piqués. Le professeur Roman est allé spécialement sur place pour mener la lutte. On a utilisé un hélicoptère et même un avion. On a nettoyé toute la presqu’ile de Giens. La première année, les résultats ont été satisfaisants : l’année dernière, les moustiques sont venus des Salins. C’était le vent qui les avait amenés.

M. Baridon. On a parlé de moustiques cuirassés et de moustiques vaccinés. C’est peut-être vrai pour les adultes et les produits au DDT utilisés pour leur destruction, mais la véritable lutte contre les moustiques, c’est contre les larves qu’il faut l’entreprendre. Et ainsi il n’y aura pas de moustiques vaccinés ou cuirassés.

Article Le Progrès, 3 mars 1988 : « Baroud d’honneur contre le C.D. 300 »

Afin de protester contre le projet de contournement autoroutier de Lyon par le CD. 300, l’A46 Nord et l’A6 Sud, le collectif d’Associations de l’Est lyonnais (C.A.E.L.) a organisé hier en fin d’après-midi une manifestation à Lyon.
Près de cinq cents personnes se sont rassemblées devant la Direction départementale de l’Equipement, rue Moncey, et ont défilé jusqu’à la Préfecture du Rhône.
Bien que le C.A.E.L. se dise « totalement apolitique », de nombreux élus participaient à cette manifestation, en particulier des élus du P.C. et du Front national, les députés Charles Fiterman et Bruno Gollnisch entre autres, ainsi que Marc Fraysse, conseiller municipal (RPR) de Décines qui contrairement à son parti, est opposé à ce projet décidé par le Conseil régional et confirmé par ministre de l’Equipement. Par contre, le PS dont certains élus locaux émettent des réserves sur le C.D. 300, ne s’était pas associé à la manifestation.
Une délégation du C.A.E.L. a été reçue à la Préfecture.
Dans une motion, le collectif regrette notamment que « « les conclusions de l’enquête publique (qui s’est achevée en décembre) ne tiennent aucun compte des délibérations des conseils municipaux ou les déforment ».
Il est peu probable que cette manifestation fasse revenir les pouvoirs publics sur leur décision. D’ailleurs, les manifestations eux-mêmes ne se faisaient guère d’illusion.
Faut-il en conclure que cette manifestation n’est qu’ « un baroud d’honneur et même un combat d’arrière-garde », comme le reconnaissaient plusieurs d’entre eux ?

Mots clés : infrastructures routières, manifestation, politisation, Est lyonnais

Courrier du vice-président de la COURLY Président de la Commission des Eaux (M. André) à la préfecture du Rhône, 14 janvier 1983

Objet : protection des puits de captage de Crépieux
Réf : réunion du 11 courant à la Préfecture
Monsieur le Préfet,
Profondément inquiet pour l’approvisionnement en eau potable des habitants de la Communauté urbaine de Lyon je vous confirme mon opposition à une mise en service des autoroutes LY.5 et A.42, sans la réalisation des dispositifs de collecte et d’évacuation des pollutions chroniques et accidentelles.
La possibilité d’usage sélectif (voitures légères seulement) est illusoire, de leur propre aveu les CRS ne pouvant assurer avec certitude un filtrage efficace.
Les récents incidents de Givors doivent faire prendre conscience des responsabilités encoures vis-à-vis des populations »

Mots clés : eau potable, infrastructures routières, risque/risques, COURLY

Les impacts des nuisances sonores aériennes : Dépréciation immobilière et inégalité sociale ? Cas des aéroports de Paris Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-le-Bourget, Lyon Saint-Exupéry et Toulouse-Blagnac

Analyse des différences de production et de composition des ordures ménagères. Application au cas de la communauté urbaine de Lyon

Projet de communiqué de presse du maire de Saint-Fons, non daté, été 1992

Comité Scientifique de l’Environnement Lyonnais
Communiqué de presse

Réunis autour de Franck Sérusclat, Sénateur du Rhône, Maire de Saint-Fons, un groupe de scientifiques et d’experts en matière d’environnement a décidé de se constituer en un Comité Scientifique Lyonnais pour l’Environnement (C.S.L.E).
Ce comité constate que la région lyonnaise se doit d’offrir un espace de réflexions et de propositions sur les problèmes d’environnement ; il est conscient que si l’écologie ne peut être pensée que globalement et donc à l’échelle planétaire, nous sommes tous confrontés à des problèmes qui doivent être traités en agissant localement, à l’échelle de la commune et de l’agglomération.
Il se propose :
1° D’identifier des problèmes aigües (sic) d’environnement au niveau de la région lyonnaise.
2° D’être un lieu de créativité, d’idées nouvelles et d’innovations écologiques, applicables à la région lyonnaise (ou dans ses communes).
3° D’aider à la réflexion de mise en place dans les communes qui nous solliciteraient, de plans municipaux d’environnement (P.M.E)

Région urbaine de Lyon – Zones naturelles – Loisirs – Equipements des secteurs de 2ème couronne : la basse vallée de l’Ain – Lyon

Les sociétés locales à l’épreuve du risque urbain : un siècle de gestion du danger dans deux contextes de l’agglomération lyonnaise (fin XIXe-fin XXe siècle)

Penser l’aménagement d’une métropole au 20ème siècle : enjeux territoriaux, acteurs locaux et politiques publiques dans la région lyonnaise

Vivre et produire la ville durable : sociologie d’une promesse urbaine

Les espaces naturels de la vallée du Rhône entre Lyon et le confluent Ain-Rhône

La plaine de l’Ain: un espace géographique en pleine mutation

Parc-nature des îles de Miribel-Jonage, presqu’île des grands vernes: étude de fréquentation – pratiques, satisfactions, attentes – et propositions d’aménagement

Les risques collectifs dans les agglomérations françaises : contours et limites d’une approche territoriale de prévention et de gestion des risques à travers le parcours des agents administratifs locaux

Étude du territoire de coopération du SIVOM de la plaine de l’Ain

l’expertise avant l’aménagement ? Enquête sur un champ d’expansion des crues aux portes de Lyon: La plaine de Miribel-Jonage

Le Parc de Miribel-Jonage

Plan bleu [Livre] : orientations d’aménagement des berges du Rhône et de la Saône

La politique urbaine dans la région lyonnaise, 1945-1972

Inondations et aménagement urbain dans l’agglomération lyonnaise

La ville inquiète : développement urbain, gestion du danger et vie quotidienne sur trois sites « à risque » de la grande région lyonnaise (Fin XIXe-fin XXe s.)

Production et sécurisation de la ressource en eau du Grand Lyon, 1850-2009

Louis Pradel, maire de Lyon. Voyage au cœur du pouvoir municipal

De la Courly au Grand Lyon : histoire d’une communauté urbaine

Lyon : le confluent « derrière les voûtes »

Le projet de nouvelles zones submersibles de l’agglomération lyonnaise : un essai de cartographie à finalité réglementaire

Revue de géographie de Lyon n°1-54

Du « sauvage » à « l’inaltérable » : les conditions sociales de création d’un espace naturel en milieu urbain : le cas du parc de Miribel-Jonage. / From « uncontrolled » to « immutable » : the social conditions surrounding the creation of an « ecological space »

Revue de géographie de Lyon n°4-67

Le bruit comme facteur de nuisance à la qualité de la vie du citadin

Lyon et ses odeurs : de la plainte à la mise en œuvre d’un dispositif local

Revue de géographie de Lyon n°3-57

La dialectique des villes et du Rhône à l’aval de Lyon : des villes malgré le fleuve ? urbanisation et contrainte fluviale

L’estimation de la vulnérabilité urbaine, un outil pour la gestion du risque

Revue de géographie de Lyon n°2-55

Revue de géographie de Lyon n°1-50

Les élus lyonnais et leurs fleuves : une reconquête en question

Revue de géographie de Lyon n°3-74

Riverains de cours d’eau et gestionnaires du risque, un dialogue impossible ?

Revue de géographie de Lyon n°1-68

Revue de géographie de Lyon n°4-71

Le Yangzi et le Rhône, regards croisés

Industries chimiques et territoire : contraintes et opportunités de développement

L’élaboration du PPRT de la vallée de la chimie lyonnaise

Revue de géographie de Lyon n°1-71

Revue de géographie de Lyon n°2-62