Niveau 5 et final dans la hiĂ©rarchive d’archive

Lettre Mions Sibuet

TĂ©lĂ©copie du 15 dĂ©cembre 1998 – alerte au taux de SO2

 

Télécopie de P.V. (à destination de différents adjoints, et fonctionnaires)

Le niveau 2 d’alerte a été déclenché ce jour, 15/12/98, à 14 heures.

Le polluant responsable est le SO2.

Cependant les sites responsables de ce déclenchement se situent uniquement sur la partie sud de la région lyonnaise :

FEYZIN Stade  435 ùg/m3 à 14h

SOLAIZE : 533 ùg/m

Les sites situés sur la ville de Lyon gardent des valeurs très en-deça des seuils de déclenchement.

Par ex : Puits-Gaillot, 50 ; Berthelot 52 ; Vaise 25

Le phénomène s’explique par des conditions météo défavorables à la diffusion des polluants (notamment une grande inversion de température toute la matinée) avec un très léger vent qui rabat le SO3 émis au niveau de la vallée de la chimie à proximité de celle-ci. Mais la propagation des « nuages » de polluant n’atteint pas Lyon et sa proche banlieue.

En ce moment (15h30) la situation est en cours d’amélioration dans les zones concernées, c’est pourquoi il ne nous semble pas judicieux de mettre en route les procédures d’information normalement utilisées lors d’un déclenchement de niveau 2.

Tract sur le quartier de Saint-Just (AMLyon, 97 ii 55 PSU Cadre de vie)

HABITANTS de  St JUST
Le Plan d’occupation des sols (P.O.S), Ă©tabli sous la responsabilitĂ© de la MunicipalitĂ© et de la CommunautĂ© urbaine, aura les consĂ©quences suivantes d’ici peu:
– la place de Trion deviendra un grand carrefour de transit avec trĂ©mies, bĂ©ton, etc.
– grandes voies de circulation privilĂ©giant l’automobile au dĂ©triment des transports en commun
– la dĂ©molition de tous les immeubles sur les rues dont l’Ă©largissement (de 12 Ă  20 mètres) est prĂ©vue [suit le nom de quelques rues]
Une fois les sols libĂ©rĂ©s (sous prĂ©texte de faciliter la circulation), la reconstruction d’un nouveau quartier rĂ©sidentiel de haut standing est possible pour les promoteurs, d’oĂą
– l’impossibilitĂ© pour les habitants actuels de se reloger sur leur quartier après cette transformation, la MunicipalitĂ© faisant toujours le minimum en matière de construction HLM.
– l’exemple de la rue des Farges est significatif de ce type d’opĂ©ration: dĂ©molitions, Ă©largissement, revente du terrain par la MunicipalitĂ© aux promoteurs.
Nous ne pouvons accepter ces choix qui vont Ă  l’encontre des intĂ©rĂŞts de la population. Ces choix ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par une poignĂ©e de techniciens, coupĂ©s de la population. N’est-ce pas Ă  nous de dĂ©cider de l’avenir de notre quartier ?

PV du premier Conseil d’administration de la FRAPNA (Grenoble, 23 janvier 1971)

Constitution du bureau
Président : M. Lebreton
Vice-Président : M. Traynard
Secrétaire : M. Plagnat (adjoint : M. Tournier)
Trésorier : Mme Lebreton.

Pbs administratifs
a)    Siège social : Lyon
b)    Statuts : un projet sera rédigé par M. Lebreton qui recueillera par poste les remarques du Conseil, afin de présenter un texte définitif en mars
c)    Budget : un ordre d’idĂ©es de 1000F pour l’annĂ©e est avancĂ©. Cela fera entre100 et 150F de recettes par dĂ©partements. Pour les dĂ©penses : cotisation Ă  la FFSPN (150F en 1970 pour le CORA ; le double – ou le triple ? – pour la FRAPNA) ; un ou deux voyages de dĂ©lĂ©guĂ© Ă  Paris ; papier Ă  lettre et tracts
4) Questions diverses
Projet de papier Ă  lettre : MM. Thomas et Ducarroy fourniront une maquette
Projet de tract : M. Lebreton fournira un texte. Pour la réalisation matérielle, M. Piane propose l’aide d’un imprimeur d’Oyonnax.
Projet de lettre et dossier Ă  envoyer Ă  M. Poujade, Ă  qui sera faite demande de patronage de la FRAPNA
Projet de lettre à envoyer aux préfets et organismes officiels de la région.
M. Traynard donne quelques informations sur le Parc National « des Ecrins » qui doit voir le jour en 1971
M. Lebreton donne compte rendu de la réunion à Paris le 9 janvier du Conseil de la F.F.S.P.N. Problème des cotisations ; existence d’un « mécénat » sur lequel les infos sont encore assez vagues. Le Bureau de la FFSPN demandera audience à M. Poujade à Paris. M. Lebreton présente la brochure Protection de la Nature ( « La Nature n’en peut plus ») réalisée par la Documentation Française et le Ministère de l’Agriculture, ainsi que divers documents.
La prochaine réunion est fixée au samedi 27 mars, à 16h, à Chambéry, au Centre universitaire de Jacob-Bellecombette.
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ALERTE, Bulletin de l’Association lyonnaise d’étude sur les répercussions des techniques énergétiques, n°1, décembre 1978

Appel à souscription pour un film vidéo sur Seveso

Association de diffusion populaire, 1 rue camille jordan 69001 Lyon le 10 juillet 1977
Appel à souscription pour un film vidéo sur Seveso
Argumentaire : Seveso est une arme dans la lutte contre superphénix

« L’association de diffusion populaire dont le but est de réaliser avec des travailleurs, de populations en lutte des documents audiovisuels utiles pour leurs luttes et d’aider à la diffusion lance une souscription pour ce montage. L’association a récemment réalisé « juillet 76 à Malville » et « Kergrist clown atomique » en vidéo noir et blanc et aidé à leur diffusion dans la région lyonnaise.

Editorial « Sommes-nous écologistes? »

Depuis la candidature de René Dumont aux élections présidentielles de 1974, les idées écologistes ont fait leur chemin. A tel point que le vocable « écologique » est employé pour désigner n’importe quoi. On dit par exemple : « une couleur écologique », « il ne fume pas, il est écologiste », ou bien « une opération écologique » pour « une opération de nettoyage, etc ».
UNE CONSTATATION…
Avant de savoir si nous sommes écologistes, il faut donc définir ce qu’on entend par là. A partir de l’écologie-science qui étudie les rapports des êtres vivants avec leur milieu, on est naturellement conduit à se poser la question des liens qu’entretien l’homme moderne avec son environnement. La simple observation des faits conduit logiquement à conclure que nous avons avec la Nature un rapport de domination et d’exploitation conduisant à l’artificialisation totale de notre planète, c’est-à-dire à la disparition de toute vie sauvage et spontanée. Aucun pays n’a encore su concilier développement économique et respect de la Nature dans sa prodigieuse diversité.

L’homme exploite l’homme, comme il exploite la Nature pour gagner toujours plus assurer sa suprématie sur ses voisins et maintenir à n’importe quel prix, une expansion économique dont les limites se dessinent pourtant clairement.
Le COSILYO a nettement proclamé son appartenance au courant écologique et depuis 13 ans, il rassemble des personnes autour d’un certain nombre d’idées concrétisées dans notre Charte Notre action pour la protection de la Nature faune, flore, et milieux naturels sauvages, s’inscrit dans une réflexion globale qui relie l’homme au cosmos et la destruction de la Nature à sa vraie cause : le type de société dans lequel nous vivons.
Le simple souci de cohérence nous conduit dès lors à remettre en question un type de croissance dont les inconvénients l’emportent aujourd’hui sur les avantages, à remettre en cause un modèle de développement inégalitaire aux niveaux national et planétaire.
ET DES CONSEQUENCES…
Partant de là, être écologiste, c’est ré-inventer un autre type de société, non seulement respectueux de la Nature et de ses millions de formes vivantes, mais aussi une société plus juste, moins agitée, dont le but ne serait plus le profit, mais le bonheur de l’homme. Le Progrès, oui ; la croissance, oui ; mais à condition qu’ils soient pour tous les hommes, et ne menace pas la vie sur la terre…
L’écologisme (méfions-nous du suffixe !) stipule la réduction massive des inégalités, l’arrêt de la course au « toujours plus ». il nous apprend qu’on peut vivre mieux avec moins, « être » plus en « ayant » moins…
– C’est pourquoi le NuclĂ©aire est inacceptable, en dehors mĂŞme de ses incertitudes Ă©conomiques et de ses risques potentiels. Inacceptable parce que symbole d’une sociĂ©tĂ© technocratique, centralisĂ©e et Ă©nergivorace, opposĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ© autogestionnaire et dĂ©centralisĂ©e que nous voulons. Une sociĂ©tĂ© conviviale comme l’appelle I. Illitch.
– C’est pourquoi l’abus de la voiture individuelle est critiquable : forme moderne de l’individualisme, elle porte en elle ses propres contradictions et nous fait croire que vivre c’est aller toujours plus loin, toujours plus vite.
– C’est pourquoi aussi, est critiquable l’agriculture moderne, prise elle aussi au piège de l’expansion et du toujours plus : plus grand, plus mĂ©canisĂ©, encore plus de pesticides…
– C’est pourquoi nous critiquons la publicitĂ© qui nous crĂ©tinise, fait prendre des vessies pour des lanternes et le gadget superflu pour l’indispensable.
La Société moderne, agression perpétuelle contre l’homme et la Nature, engendre la violence, le mépris… Les écologistes se sont prononcés pour la non-violence active, la reconnaissance et l’acceptation des autres avec leurs différences.
Bien sûr, tout ça c’est des idées, direz-vous, de l’utopie. Mais l’utopie n’est-elle pas nécessaire pour indiquer la direction ?

Editorial « A propos des élections municipales »

A propos des municipales

Dans moins d’un mois, nous serons amenés à élire les nouveaux conseils municipaux qui devront régir l’activité des communes durant 6 ans.
Si, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, il ne nous appartient pas en tant qu’association de protection de la Nature de nous engager sur le terrain électoral et politique et de soutenir officiellement tel ou tel mouvement ou parti, il est malgré tout indéniable que ces élections ne peuvent nous laisser indifférents. Nombre d’entre nous regarderons d’un œil intéressé les résultats obtenus par « les Verts » dans les quelques grandes villes où ils auront pu présenter une liste, mais il faut bien reconnaître que c’est avant tout les communes rurales qui nous préoccupent, et pour cause ! Si quelques « écologistes », avoués ou non, peuvent espérer siéger dans certains de ces conseils municipaux, il n’est pas nécessaire d’être devin pour prévoir que les défenseurs du milieu naturel auront cette fois encore bien du mal à se faire entendre dans les petites communes.
Pourtant l’enjeu de ces élections est particulièrement important cette année puisque la nouvelle loi sur la décentralisation confère aux élus locaux, et donc aux Maires, de nouvelles prérogatives en matière d’urbanisme et d’équipement. Si celles-ci sont encore mal connues, autant des administrations concernées –Préfecture, DDE) que des principaux intéressés, il ressort de cette loi, ou du moins de son esprit, qu’un plus grand pouvoir de décision sera donné aux Maires dans un domaine où ils n’avaient pas brillé jusqu’ici par leur clairvoyance et leur voolonté de préserver pour les futures générations « d’administrés » le patrimoine naturel de la commune. Lorsque l’on sait qu’ils devaient passer jusqu’à présent sous les fourches caudines de l’assentiment préfectoral, on peut se poser quelques questions sur la période à venir dans la mesure où ces fourches vont sinon disparaître, du moins être sensiblement « relevées ». (Il est notamment prévu que les futurs schémas directeurs – ex SDAU – soient élaborés à l’initiative des communes !)
La surenchère, la fuite en avant et la démagogie qui caractérisent l’action de trop nombreux maires, plus soucieux de faciliter leur réélection que de gérer à long terme, risquent de nous entraîner sur une pente très dangereuse, si les garde-fous sont levés. On est en droit de se demander, par exemple, quelles fonctions réelles auront désormais les Groupes d’Etude des POS (GEP) qui permettaient dans une certaine mesure aux DDE de tempérer les ardeurs des Maires atteints d’aménagite aiguë, ou simplement trop enclins à céder aux pressions des propriétaires fonciers désirant voir leurs terrains classés en zone constructible sur le POS de la commune.
On peut bien sûr nous rétorquer que, désormais, la tendance peut être inversée puisque la démocratie va pleinement jouer son rôle. Ainsi, une commune soucieuse de préserver son cadre de vie et un espace naturel digne de ce nom, pourrait barrer la route à des projets d’équipement imposés « d’en haut ». Outre que cela nous paraît pour le moins aléatoire (les déclarations d’utilité publique – DUP – seront toujours là pour trancher), il conviendrait, pour que cette notion de démocratie reprenne tout son sens, que les enjeux soient clairement définis et que les électeurs aient vraiment le choix entre :
– d’une part, une gestion « douce » et Ă  long terme, prenant en compte l’espace naturel en tant que patrimoine Ă  ne pas brader ;
– D’autre part une gestion « dure » Ă  base de lotissements, d’élargissements de route et de bases de loisirs et, comme tout cela coĂ»te cher, de zones industrielles permettant d’encaisser des taxes substantielles.
En fait, le choix se résume la plupart du temps en un affrontement de notables aux projets plus démesurés les uns que les autres, ou bien en la traditionnelle opposition des politiciens de gauche et de droite qui n’ont appris à prononcer le mot environnement que pour glaner quelques électeurs hésitants.
Tristes perspectives en vérité, direz-vous. A court terme, sans doute. Il ne faut pas oublier pour autant que les notions de protection de la nature et de l’environnement sont encore relativement récentes et qu’elles commencent à peine à se développer dans l’esprit du public et des « gestionnaires ». C’est donc à tous ceux qui sont déjà convaincus de faire en sorte qu’elles soient à l’avenir, et le plus tôt sera le mieux, non seulement inscrites dans les programmes électoraux, mais qui mieux est, réellement prises en compte dans la gestion des communes. Et peut-être un jour verrons-nous les Maires sortants se représenter devant leurs électeurs en arguant d’un bilan positif comprenant la création de deux réserves naturelles et l’extension des zones classées ND au POS…
MM

Courrier de l’ingĂ©nieur des Mines au sujet du groupe de travail « Emissions industrielles »

Lettre de l’ingénieur en chef des Mines à Madame Claudine Lange, attachée, professeur coordination générale, préfecture, 20 avril 1971
Objet : action pour l’environnement dans le département du Rhône. Groupe Pollution atmosphérique. Sous-groupe : émissions industrielles
« Le sous-groupe : émissions industrielles dont je suis l’animateur s’est réuni le 25 mars 1971 et a décidé de créer trois commissions de travail dont je vous rappelle ci-après les objectifs et la composition :
1e commission :
Objectif : dresser l’inventaire – par commune – des rejets polluants dans l’atmosphère en se limitant à SO2, CO, poussières, probabilités d’odeurs et polluants particuliers.
Composition : animateur : M. le professeur Joubert
Membres : Directeur de l’ALPAVE ou son représentant, M. Bergier, ingénieur sanitaire DDASS, professeur Perrot, M. Ory, ingénieur chimiste
2e commission :
Objectif ; rechercher les mesures propres à réduire les nuisances des usines existantes en matière de pollution atmosphérique
Composition : animateur : M. le professeur Chambon
Membres : M. le professeur Joubert ; M. le professeur Gelin ; M. Ory ingénieur chimiste, M. Sarteur du centre de recherche Elf ou son représentant ; M. Favière du GIL
3e commission :
Objectif : prospective pour l’implantation d’usines dans l’optique de moindres nuisances (zones industrielles, aménagement de sites, destruction de déchets)
Composition : animateur : M. Rivoire de l’OREAM
Membres : M. Soulier, atelier d’urbanisme ; M. le professeur Collombel, M. Favière du GIL
J’ai l’honneur de vous indiquer que la prochaine réunion du sous-groupe Emissions industrielles aura lieu le 29 avril 1971 (au lieu du 22 primitivement prévu).
Pour l’ingénieur en chef des Mines, l’ingénieur des TPE délégué, H. Agacinski

Lettre du directeur départemental de la santé du Rhône (D.D.A.S.S) au préfet

Lettre du D.D.AS.S. au Préfet du Rhône, 18 décembre 1970 photo 4129
Votre lettre du 10 novembre 1970
« Lors de la réunion du 8 octobre 1970, relative aux problèmes de l’environnement, tenue sous votre présidence, vous avez souligné la nécessité de créer des groupes de recherches qui, à l’image du Haut Comité de l’environnement, associeront des représentants des administrations à des universitaires et à des personnalités qualifiées du secteur privé.
J’ai l’honneur de vous proposer ci-joint la liste des personnalités qui me paraissent qualifiées pour faire partie du « Groupe de recherche sur la pollution atmosphérique ».
Ce groupe constitué conformément à vos instructions rassemble :
1° Représentants d’administrations concernées sur le problème de la pollution atmosphérique
– Direction de l’action sanitaire et sociale
– Arrondissement minĂ©ralogique de Lyon
– Direction de la RĂ©glementation
– Direction du Travail et de la Main d’œuvre
– Bureau d’hygiène de Lyon
– Services de la MĂ©tĂ©orologie

2° membres de l’Université
– M. le Dr Chambon, Prof honoraire de la facultĂ© de mĂ©decine
– M. Moiroud, directeur-adjoint de l’Ecole centrale de Lyon, reprĂ©sentant Ă©galement l’Association pour le DĂ©veloppement des Sciences et Techniques de l’Environnement
– M. le Docteur Fontange, mĂ©decin chef de 2e classe au Centre de l’ArmĂ©e
– M. le Docteur Collombel, maĂ®tre-assistant du Laboratoire de Toxicologie et d’hygiène industrielle de la FacultĂ© de mĂ©decine
– M. Joubert, professeur Ă  l’INSA
– M. Gelin, professeur Ă  l’INSA

3° personnalités qualifiées
– M. Delfante, urbanisme de la CommunautĂ© urbaine de Lyon
– M. Cadiergues, directeur du COSTIC
– M. Rigard, ingĂ©nieur de la SOGREAH

4° Représentant de la profession
a) Combustibles : M. Gallot, combustibles gazeux ; M. Raguin, combustibles solides ; M. Pile, combustibles liquides
b) Chambre syndicale des entrepreneurs de chauffage :
– Syndicat national des exploitants de chauffage, section lyonnaise
– Syndicat national des fabricants de produits chimiques de la rĂ©gion lyonnaise

5° Organismes divers
– Association lyonnaise des propriĂ©taires d’appareils Ă  vapeur et Ă©lectriques
– Automobile Club du RhĂ´ne

Ainsi seraient réunies les personnalités qui, en raison de leur compétence ou de leur appartenance à des organismes concernés par la pollution atmosphérique, me paraissent susceptibles de procéder à l’étude des différentes causes de pollution de l’air, ainsi que des solutions et moyens à mettre en œuvre immédiatement et à long terme pour la réduction de ces nuisances.
Je me permets de vous suggérer de confier la présidence du groupe de recherche à M. le Docteur Violet, directeur du bureau d’hygiène de Lyon, et le secrétariat à M. Bergier, ingénieur sanitaire départemental.
Si ce projet reçoit votre agrément, je vous serais obligé de bien vouloir arrêter la liste des membres de ce Groupe de recherches.
Le Directeur de l’Action Sanitaire et Sociale, E. Rouvière.

22 – DĂ©libĂ©rations du conseil gĂ©nĂ©ral de l’Ain (dĂ©moustication)

Extrait du PV des délibérations du Conseil général de l’Ain
SĂ©ance du 5 octobre 1999

Rapport 510 : étude, protection et réhabilitation de l’hydrosystème du Haut Rhône – Entente interdépartementale Ain – Isère – Rhône – Savoie pour la démoustication (DAFA – Bureau du Budget et des affaires financières).
Tous les conseillers généraux sont présents à l’exception de M Michel Carminati, excusé.
Mr GĂ©rard Armand, Rapporteur.
Aux termes d’un rapport complémentaire qui nous a été adressé avant l’ouverture de la réunion, Mr le Président nous invite à nous prononcer sur deux demandes d’aides départementales présentées par l’EID.
Les plaines de Lavours et Chautagne, situées respectivement dans les départements de l’Ain et de la Savoie, constituent avec le Haut Rhône et ses affluents un vaste ensemble hydraulique et écologique remarquable, d’une superficie de 50km2. Si la vocation de ces plaines alluviales est principalement agricole et sylvicole, elles constituent également un patrimoine naturel reconnu au plan départemental (actions de restauration et plan de gestion du Conservatoire du Patrimoine Naturel de Savoie) à l’échelle nationale (Réserve naturelle du Marais de Lavours, classement en ZNIEFF) et au niveau communautaire (programme Life Nature sur l’ensemble haut Rhône Chautagne Bourget Lavours).
L’EID gestionnaire de la Réserve naturelle du marais de Lavours présente deux projets s’inscrivant dans une démarche de protection et de revitalisaton des milieux humides dépendant du Rhône.

1) Etude du fonctionnement hydraulique des plaines de Lavours et Chautagne
Les effets cumulés des activités agricoles, sylvicoles et hydroélectriques se manifestent d’une part par une dégradation des importantes nappes de Lavours et de Chautagne en raison de la concentration des polluants, d’autre part par la régression des milieux humides de haute valeur patrimoniale.
La gravité des enjeux liés à cet assèchement appelle l’étude de mesures de gestion durable du Haut-Rhône et de ses plaines alluviales qui prennent en compte, outre la vocation prioritaire de la ressource en eau, les différents usages et activités qui s’y exercent. Préalablement, une campagne d’étude et de mesures piézométriques destinées à éclairer le fonctionnement complexe des nappes et des interactions existant avec le fleuve sera conduite.
Compte tenu de la similitude du problème de l’approfondissement des nappes de part et d’autre du Rhône, le District de Chautagne et l’EID ont décidé de s’associer pour la conduite des études, cette dernière ayant reçu délégation pour assurer la maîtrise de l’ouvrage.
Le coût de ce programme d’études, en ce qui concerne la Plaine de Lavours, c’est-à-dire intéressant le territoire de l’Ain, s’élève à 1 182 000 francs TTC (1 182 000 pour le secteur de Chautagne) y comris l’assistance à maitrise d’ouvrage. Son plan de financement est établi sur la base suivante (TTC) :
– Agence de l’eau (60%) : 709 200 francs
– Direction rĂ©gionale de l’environnement (15%) : 177 300 francs
– Compagnie nationale du RhĂ´ne (11%) : 130 020 francs
– EID / RĂ©serve (9%) : 106 380 francs
– Conseil gĂ©nĂ©ral de l’Ain (sollicitĂ©, 5%) : 59 100 francs.
Le financment important consenit par l’Agence de l’eau en faveur de ce programme témoigne de son intérêt du point de vue de la gestion et de la préservation des ressources hydrauliques.

2) Restauration du Marais de Lavours
La gestion de la Réserve naturelle du Marais de Lavours, créée en 1984, a été confiée à l’EID qui possède une solide expérience de gestion des zones humides. Le territoire de la résevre s’étend sur 424 hectares, dont une partie a bénéficié d’une action de restauration et de reconquête des prairies de fauche. Ainsi, de 1997 à 1999, 150 hectares de prairies humides sur tourbe ont pu être restaurés, et 112 hectares entretenus par pâturage et fauche.
L’opération proposée conssite, sur une durée de 4 ans de 1999 à 2002, à achever ces travaux et créer des conditions favorables à la pérennisation de la gestion des prairies. Ce programme a été approuvé par le comité consultatif de la réserve, qui regroupe les élus locaux, l’administration, les représentants du monde agricole, des propriétés fonciers et des partenaires associatifs, dont les chasseurs et les pêcheurs.
Ce programme pluri-annuel, d’un montant de 4 176 726 sur 4 ans, comprend les actions suivantes :
– Poursuite des acquisitions foncières (36 hectares) afin d’amĂ©liorer les conditions de restauration des habitats, faciliter l’entretien et mieux garantir la pĂ©rennitĂ© du site. Budget de 701 864 francs sur 4 ans.
– Poursuite des travaux de restauration des biotopes, concernant notamment les prairies humides de colonisation de vĂ©gĂ©tation ligneuse, restauration des habitats des Ă©lĂ©ments de la faune et de la flore de haute valeur patrimoniale. Budget de 911 258 francs sur 4 ans.
– Travaux d’entretien pĂ©iodique : entretien des prairies par pastoralisme, par fauche et broyahe avec retour d’expĂ©rience sur 4 ans, suivi scientifique des populations d’oiseaux, de papillons et de la vĂ©gĂ©tation. Budget de 2 160 853 francs.
– Sensibilisation du public et diffusion des rĂ©sultats : rĂ©novation des panneaux pĂ©dagogiques installĂ©s sur le sentier sur pilotis, panneaux d’information sur les travaux en cours, organisation d’un colloque visant Ă  restituer les savoir faire acquis durant 15 annĂ©es de gestion de la rĂ©serve. Budget : 164 751 francs.
– Fonctionnement gĂ©nĂ©ral du programme : couverture du surcout gĂ©nĂ©rĂ© par le programme pour l’EID, gestionnaire de la RĂ©serve, principalement en personnel. Budget de 238 000 fcs.
A l’exception de certains suivis scientifiques, la majorité des opérations prévues seront réalisées par le gestionnaire de la Réserve, qui dispose des matériels, des compétences et savoir-faire requis.
Le financement de ce programme repose sur la répartition suiante (sur 4 ans) :
– Etat (Direction rĂ©gionale de l’environnement, 45,75%) : 1 910 996 francs
– RĂ©gion 21,6% : 903 140 francs
– Autofinancement 20% : 835 400 francs
– Agence de l’eau 7,4% : 310 224 francs
– Aide sollicitĂ©e du Conseil gĂ©nĂ©ral de l’Ain : 216 966 francs
Il convient d’observer que le programme présenté par l’EID, intégré à un important dossier intégrant le secteur Haut-Rhône – Chautagne – Lavours – Bourget soumis à la Commission européenne dans le cadre du programme Life-Nature n’a pas bénéficié de crédits communautaires et a du en conséquence être réduit.
Après en avoir délibéré, votre Commission de la jeunesse, de l’éducation, de la culture, du sport et de l’environnement, en accord avec la commission de finances et des affaires administratioves vous propose :
Etude du fonctionnement hydraulique des plaines de Lavours et Chutagne : de participer Ă  hauteur de 59100 francs.
Restauration des milieux naturels du Marais de Lavours : d’accorder une aide de 216 966 pour ce projet.
De voter une somme de 276 066 francs au chapitre 961 article 657 du budget départemental pour 1999.

Conseil Municipal – DĂ©bat sur la dĂ©moustication

SĂ©ance du conseil municipal du 25 janvier 1960

Question de Mr Collomb Henri, sur les moyens donnés pour la démoustication.

Mr le Maire. Nous avons inscrit un crédit important pour la lutte antimoustiques. Nous avons donc fait notre devoir vis-à-vis de la population.
Vous avez raison, mon cher Maître, lorsque vous dites que des mesures d’ensmelbe avec les communes suburbaines avaient été envisagées l’année dernière. En effet, il y a eu une réunion d’étude à la Préfecture, à laquelle j’assistais. J’étais accompagné par M le Dr Violet, directeur de notre Bureau d’hygiène. M le Préfet avait convoqué une quarantaine de maires, allant de la commune de Givors, jusqu’à celle de Neuville-sur-Saône, et même de Miribel dans l’Ain, car il est nécessaire de lutter contre les moustiques des bords du Rhône et contre ceux des bords de la Saône.
Vous savez comme moi que l’eau, en particulier l’eau stagnante, les boutasses et les fosses septiques, qui sont un peu l’apanage des communes voisines, sont des endroits de prédilection pour les moustiques. La ville de Lyon dépense des sommes importantes pour lutter contre ces bestioles, alors que les communes limitrophes ne font rien. On peut même dire que l’élevage des moustiques se fait sur leur territoire, il en est d’ailleurs de même en ce qui concerne les rats.

(…)

C’est surtout dans les fosses septiques qu’ils se développent. Si tous les Lyonnais mettaient dans leurs WC, la drogue délivrée par le Bureau d’hygiène, on obtiendrait un résultat. De nombreuses personnes aident le Bureau. Saint Just est un quartier où un élevage important de moustiques existe dans de très nombreuses pièces d’eau.

(…)

M Pinton (…). Les moustiques ne s’écarent que très peu de la zone où ils ont pris naissance. Dans ces conditions, on s’explique mal pourquooi l’on éprouve le besoin de subordonner la lutte contre les moustiques à une vaste organisation départementale. Je comprends très bien qu’il y a peut-être intérêt) les combattre en dehors de Lyon, mais chacun pour soi puisque le moustique se développe dans une zone extrêmement restreinte.

IL n’est pas douteux qu’il y a un certain nombre d’années, par suite d’un effort important de la Ville, par suite surtout, du concours sérieux apporté par la population, on avait obtenu des résultats considérables qui, malheureusement, se sont estompés.
On a essayé d’autres procédés. Je me souviens qu’on avait mis dans le lac de la tête d’Or des poussons qui devaient détruire les moustiques. A la vérité, est-c-e les moustiques qui ont détruit les poissons ou est ce les pêcheurs, toujours est il que cela n’a pas apporté beaucoup de résultats.

(…)

Il faut prévoir la reprise de la campagne de propagande entreprise il y a quelques années car, avec les services municipaux, avaient travaillé à la fois des scouts, des éclaireurs et des volontaires. La tâche la plus difficile était d’aller, à plusieurs reprises, verser le produit délivré par le Bureau d’hygiène dans tous les immeubles ou dans les eaux stagnantes.

(…)

Mr le Maire. Si, avenue Thiers par exemple, du côté pair qui est sur le territoire de la Ville de Lyon, notre personnel et les scouts vont chez les propriétaires mettre le produit dans les fosses, et qu’en face, côté Villeurbanne, on ne ne le fasse pas, les moustiques auront vite fait de traverser la rue pour piquer les habitants d’en face. Le problème est plus compliqué que vous ne le pensez parce qu’il y a, je crois, deux catégories de moustiques. De plus, le vent amène les moustiques. Nous en avons des témoins : les administrateurs des Hospices. Dans le midi, il y a beaucoup de moustiques et à l’hôpital de Giens, de nombreux enfants étaient piqués. Le professeur Roman est allé spécialement sur place pour mener la lutte. On a utilisé un hélicoptère et même un avion. On a nettoyé toute la presqu’ile de Giens. La première année, les résultats ont été satisfaisants : l’année dernière, les moustiques sont venus des Salins. C’était le vent qui les avait amenés.

M. Baridon. On a parlé de moustiques cuirassés et de moustiques vaccinés. C’est peut-être vrai pour les adultes et les produits au DDT utilisés pour leur destruction, mais la véritable lutte contre les moustiques, c’est contre les larves qu’il faut l’entreprendre. Et ainsi il n’y aura pas de moustiques vaccinés ou cuirassés.

Article « Le pyralène, une histoire qui s’achève ? », Le Progrès, 6 septembre 1989

« Le pyralène, une histoire qui s’achève ? », Le Progrès, 6 septembre 1989
C’est le 29 juin 1986, qu’éclatait à Villeurbanne, puis dans toute la France, l’affaire du pyralène. Frappé par la foudre, un transformateur situé à Cusset, s’enflammait et laissait échapper le fameux produit hautement toxique contenu dans ce type d’installation électrique. Les déchets n’ayant pu être traités de suite dans l’usine ad hoc, avaient alors été stockés sur le site du chemin de Pierrefrite, proche de l’usine EDF en bordure du canal de Jonage. Au grand dam des habitants de la cité et de Cusset en particulier, qui redoutaient la pollution. Que tous soient désormais totalement rassurés. Le 29 août dernier, Mme Roussy, adjointe chargée de l’environnement, accompagnée de Mme Frezet, première déléguée et de M. Borius, secrétaire général, ont pu constater l’absence totale de tous déchets et de pyralène bien sûr dans le dépôt de Cusset. Le nettoyage a dû avoir lieu très récemment puisque des déchets étaient encore entreposés en juillet dernier et qu’une quarantaine de tonnes étaient encore présents voici un an.
L’affaire n’est pas totalement réglée pour l’instant. Les autorités municipales avaient repoussé les conclusions de l’enquête publique et le préfet devra se prononcer en novembre, vraisemblablement dans le même sens.
Du côté de l’Hôtel de ville, on reste vigilant.

Mots clés : Pyralène, PCB, Villeurbanne, accident/catastrophe, Canal de Jonage

Article Le Progrès, 3 mars 1988 : « Baroud d’honneur contre le C.D. 300 »

Afin de protester contre le projet de contournement autoroutier de Lyon par le CD. 300, l’A46 Nord et l’A6 Sud, le collectif d’Associations de l’Est lyonnais (C.A.E.L.) a organisé hier en fin d’après-midi une manifestation à Lyon.
Près de cinq cents personnes se sont rassemblées devant la Direction départementale de l’Equipement, rue Moncey, et ont défilé jusqu’à la Préfecture du Rhône.
Bien que le C.A.E.L. se dise « totalement apolitique », de nombreux élus participaient à cette manifestation, en particulier des élus du P.C. et du Front national, les députés Charles Fiterman et Bruno Gollnisch entre autres, ainsi que Marc Fraysse, conseiller municipal (RPR) de Décines qui contrairement à son parti, est opposé à ce projet décidé par le Conseil régional et confirmé par ministre de l’Equipement. Par contre, le PS dont certains élus locaux émettent des réserves sur le C.D. 300, ne s’était pas associé à la manifestation.
Une délégation du C.A.E.L. a été reçue à la Préfecture.
Dans une motion, le collectif regrette notamment que « « les conclusions de l’enquête publique (qui s’est achevée en décembre) ne tiennent aucun compte des délibérations des conseils municipaux ou les déforment ».
Il est peu probable que cette manifestation fasse revenir les pouvoirs publics sur leur décision. D’ailleurs, les manifestations eux-mêmes ne se faisaient guère d’illusion.
Faut-il en conclure que cette manifestation n’est qu’ « un baroud d’honneur et même un combat d’arrière-garde », comme le reconnaissaient plusieurs d’entre eux ?

Mots clés : infrastructures routières, manifestation, politisation, Est lyonnais

Courrier du vice-président de la COURLY Président de la Commission des Eaux (M. André) à la préfecture du Rhône, 14 janvier 1983

Objet : protection des puits de captage de Crépieux
Réf : réunion du 11 courant à la Préfecture
Monsieur le Préfet,
Profondément inquiet pour l’approvisionnement en eau potable des habitants de la Communauté urbaine de Lyon je vous confirme mon opposition à une mise en service des autoroutes LY.5 et A.42, sans la réalisation des dispositifs de collecte et d’évacuation des pollutions chroniques et accidentelles.
La possibilité d’usage sélectif (voitures légères seulement) est illusoire, de leur propre aveu les CRS ne pouvant assurer avec certitude un filtrage efficace.
Les récents incidents de Givors doivent faire prendre conscience des responsabilités encoures vis-à-vis des populations »

Mots clés : eau potable, infrastructures routières, risque/risques, COURLY

Projet de communiqué de presse du maire de Saint-Fons, non daté, été 1992

Comité Scientifique de l’Environnement Lyonnais
Communiqué de presse

Réunis autour de Franck Sérusclat, Sénateur du Rhône, Maire de Saint-Fons, un groupe de scientifiques et d’experts en matière d’environnement a décidé de se constituer en un Comité Scientifique Lyonnais pour l’Environnement (C.S.L.E).
Ce comité constate que la région lyonnaise se doit d’offrir un espace de réflexions et de propositions sur les problèmes d’environnement ; il est conscient que si l’écologie ne peut être pensée que globalement et donc à l’échelle planétaire, nous sommes tous confrontés à des problèmes qui doivent être traités en agissant localement, à l’échelle de la commune et de l’agglomération.
Il se propose :
1° D’identifier des problèmes aigües (sic) d’environnement au niveau de la région lyonnaise.
2° D’être un lieu de créativité, d’idées nouvelles et d’innovations écologiques, applicables à la région lyonnaise (ou dans ses communes).
3° D’aider à la réflexion de mise en place dans les communes qui nous solliciteraient, de plans municipaux d’environnement (P.M.E)