Cancer (et environnement)

Lyon est le siège du Centre de recherche international sur le cancer (CIRC), qui compile et analyse des données issues de recherches menées dans le monde entier. C’est le CIRC qui annonce en 2013 que la pollution de l’air par les émissions des véhicules Diesel est potentiellement cancérigène. Mais cela n’est donc pas lié  à une étude menée sur le terrain lyonnais.

En revanche au début des années 1970, dans le contexte de la montée des préoccupations écologiques, des médecins prennent la parole dans l’espace public pour souligner que la pollution de l’air, en particulier issue des complexes pétrochimiques, est un facteur possible de cancer. Cela n’émeut sans doute guère les autorités industrialistes (préfet de région), ni la compagnie pétrolière qui voulait implanter une seconde raffinerie. Mais ces actes militants témoignent de la non-disparition, à l’âge de la biomédecine triomphante, des liens santé-environnement.

Ces derniers se sont maintenus aussi à travers le courant de la médecine « holiste », dont le docteur Pierre Delore fut un défenseur dès l’entre-deux-guerres. Les thématiques du cancer et de l’influence du milieu furent un sujet régulier de sa revue d’éducation sanitaire « La Santé de l’Homme », fondée en 1942.